Soleils couchants
| Effectif | une voix et piano |
| Texte | Paul Verlaine |
| Date | 1905 |
| Création | Le 6 janvier 1907 par Marcelle Demougeot (soprano) et Nadia Boulanger (piano) au domicile de la famille Boulanger (36 rue Ballu) à Paris |
| Durée | 2min |
Commentaires
C’est sur une trame pianistique diaphane, en apesanteur, que viennent se poser les premiers mots du poème, réservant la plénitude d’une belle harmonie de neuvième pour souligner « la mélancolie ». Une suite de notes descendantes, diatoniques puis chromatiques, suggère la tombée du jour et la douceur qui l’accompagne. L’inquiétude surgit lors de la troisième strophe plus animée et tendue, pour souligner l’apparition d’« étranges rêves », la progression dramatique culminant sur « fantômes vermeils ». Harmonies issues de la gamme par tons et enchaînements chromatiques apportent ici une coloration plus intense. La mélodie se conclut cependant dans un climat d’apaisement. Pour finir, un accord sans tierce procure une sensation d’espace qui prolonge celle offerte par la voix, qui prononçait le dernier mot du poème sur une longue note suspensive.
Éditions
© Heugel 1909
© Leduc 2003
Remarques
Cette mélodie est parue dans le volume I des Mélodies pour voix moyenne.
Nadia Boulanger a réalisé de cette mélodie une version orchestrale restée inédite et créée le 24 janvier 1909 par Marcelle Demougeot (soprano) et l’orchestre des Concerts Lamoureux sous la direction de Camille Chevillard à la salle Gaveau à Paris.
Une version pour orchestre de chambre (flûte, harpe et orchestre à cordes) a été réalisée par Anthony Girard en 2024.
© Anthony Girard