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Renouveau


Compositrice Lili Boulanger
Effectif Choeur et piano
Texte Armand Sylvestre
Date 1911
Création

Le 19 mars 1912 par Yvonne Brothier, Germaine Sanderson, Gabriel Paulet et Jules Tordo (voix) sous la direction de Louis Aubert et Lili Boulanger (piano) chez Madame Boulanger (36 rue Ballu à Paris)

Durée 6min
Dédicataire

Paul Vidal

Commentaire


Le piano introduit le poème d’Armand Sylvestre par une ronde légère et vive qui installe une atmosphère insouciante. Le printemps apparaît en personne, et se présente, non sans une touche d’humour : « Mesdames et Messieurs, c’est moi le Printemps ! », le texte passant rapidement d’une voix à l’autre. Le thème de la ronde revient, un peu plus lent, tandis que le poème se déploie dans une atmosphère tendre et joyeuse. L’harmonie, longtemps statique, module ensuite pour créer de brefs effets de lumière ; l’écriture chorale se caractérise ici par sa transparence, des lignes en vocalise accompagnant la voix principale. Une écriture pianistique vivement arpégée dans le registre aigu crée un climat d’effervescence pour la section suivante. Les voix d’alto, seules désormais, doivent faire preuve de charme, de sensualité et de lyrisme. La troisième section est confiée à une soprano solo, invitée à chanter « avec une simplicité presque enfantine », puis à déployer ses ressources vocales tandis que le piano renouvelle son ramage coloré. Des métaphores amoureuses viennent stimuler une vocalité généreuse, qui se poursuit, après un bref interlude choral avec la voix de ténor solo. La reprise de la première strophe du poème permet le retour au caractère initial, charmeur et malicieux, avant de conclure avec éclat.

Pour cette partition (et pour Les funérailles d’un Soldat, composé l’année suivante), Lili Boulanger obtient le 7 février 1913 le Prix Lepaulle qui récompense les meilleurs élèves.

Éditions


© 1918, 1981 by Schirmer

Remarques


La version orchestrale de Lili Boulanger, datée de 1913, est restée inédite.