Cantique
| Effectif | une voix et piano |
| Autres versions | Lux aeterna (voix soliste et petit ensemble) |
| Texte | Maurice Maeterlinck |
| Date | 1909 |
| Création | Le 19 février 1909 par Rodolphe Plamondon (ténor) et Nadia Boulanger (piano) dans le cadre d’un concert intitulé le « Five O’Clock du Figaro » à Paris |
| Durée | 2min |
Commentaires
Le poète donne ici la parole à la Vierge Marie ; elle rappelle aux pécheurs la promesse d’une rédemption par le repentir. Ainsi, la musique ne s’attarde-t-elle pas sur les pleurs du vers initial, mais distille avec simplicité une atmosphère de sérénité. La deuxième strophe s’en éloigne : la voix doit vibrer davantage et l’harmonie s’écarte du placide fa majeur pour introduire davantage d’intensité, notamment sur le vers « Quand l’amour a pleuré ». La troisième strophe retourne vers le pianissimo, et l’émotion culmine avec une extrême douceur sur les deux derniers vers : « Ses larmes me retrouvent / Et ne s’égarent pas ». À ce moment-là, le piano, qui s’était installé depuis le début dans un ostinato de noires d’une intime solennité, laisse émerger un mouvement de croches ascendantes, comme le signe d’une ascension spirituelle.
Éditions
© Hamelle 1909, Hamelle-Leduc 2003
Remarques
Cette mélodie est parue dans le volume I des Mélodies pour voix moyenne. Nadia Boulanger réalisera en 1920 une instrumentation pour voix, violon, violoncelle, harpe et orgue 🡪 Cantique Lux aeterna. Il existe aussi une version pour voix et orchestre restée inédite, qui a été créée le 17 avril 1912 par M. Capitaine sous la direction de Nadia Boulanger à la Roche-sur-Yon.
© Anthony Girard