Was will die einsame Thräne
| Effectif | une voix et piano |
| Texte | Heinrich Heine |
| Date | 1908 |
| Création | Le 9 décembre 1910 par Rodolphe Plamondon (ténor) et Nadia Boulanger (piano) dans le cadre d’un concert intitulé le « Five O’Clock du Figaro » à Paris |
| Durée | 2min |
Commentaires
Une inspiration généreuse habite cette deuxième mélodie sur un poème de Heinrich Heine. L’ombre de Robert Schumann reste latente, mais l’écriture harmonique s’en affranchit davantage. Dès les premières mesures, les larmes du poème (« Thräne ») introduisent un accord altéré qui apporte au ton de do mineur une coloration plus ambiguë. Au début de la deuxième strophe, l’accompagnement syncopé est l’indice d’un sentiment passionné ; celui-ci culminera dans l’exaltation lyrique du firmament (« Die blauen Sternelein ») puis dans l’évocation de la joie et de la peine entrelacées. La dernière strophe, à déclamer fortissimo, se situe dans un registre éloigné du lied schumanien. Là, se révèle avec force le désespoir du poète amoureux : au piano, les accords insolites, puissamment accentués, apportent une solennité tragique inattendue.
Éditions
© Hamelle 1909
© Leduc 2017
Remarques
Cette mélodie est parue dans le volume II des Mélodies pour voix moyenne. Elle est la deuxième d’un triptyque sur des poèmes d’Heinrich Heine (voir O schwöre nicht ! et Ach ! die Augen sind es wieder).
© Anthony Girard