O schwöre nicht !
| Effectif | une voix et piano |
| Texte | Heinrich Heine |
| Date | 1908 |
| Durée | 2min |
Commentaires
Dans cette mélodie, comme dans les deux autres sur des poèmes de Heinrich Heine, Nadia Boulanger témoigne de son admiration pour les lieder de Robert Schumann. La référence est évidente, à la fois dans les intonations mélodiques que dans les enchaînements d’accords qui se référent à l’univers des Liederkreis. En accord avec le caractère du poème, intimiste et tendre, la compositrice privilégie les harmonies recherchées, s’offrant quelques libertés, qui s’éloignent momentanément de son modèle.
La deuxième strophe se déploie dans un tempo un peu plus allant, portée par un flux de croches en triolets, tandis que la voix est sollicitée pour plus d’ardeur : vibrant puis plus intense est-il noté au-dessus des portées. À l’issue d’une brève culmination, l’écriture s’allège, préservant un écrin de douceur pour l’énonciation du dernier vers « Und noch viel langer liebst du mich ».
Éditions
© Hamelle 1909
© Leduc 2017
Remarques
Cette mélodie est parue dans le volume II des Mélodies pour voix moyenne. Elle est la première d’un triptyque sur des poèmes d’Heinrich Heine (voir Was will die einsame Thräne et Ach ! die Augen sind es wieder).
© Anthony Girard