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Cortège
| Compositrice | Lili Boulanger |
| Effectif | Piano |
| Autres versions | Cortège (Violon et piano) |
| Date | 1914 |
| Création | ? |
| Durée | 2min |
| Dédicataire | Yvonne Astruc |
Commentaire
Dans le ton radieux de si majeur, cette pièce de 1914 témoigne d’une disposition à la joie, vécue cette année-là dans un lieu privilégié où la nature rayonne : les jardins de la Villa Médicis. C’est une sorte d’intermezzo « à la française » ; la musique se déploie à partir d’un motif-arabesque caractérisé par sa courbe délicate et sa désinence modale. En perpétuelle apesanteur, la formule arpégée qui l’accompagne est quasi fauréenne. Dans un tempo modérément animé, l’interprète doit se laisser porter par une succession d’accelerando-ritenuto qui témoigne d’une sensibilité enthousiaste et ardente. Après un épisode modulant, jouant sur des harmonies inattendues, le thème initial est repris à l’octave supérieure « très léger, mais joyeusement », indication subtile qui souligne l’importance de préserver un caractère enjoué et dansant. Pour conclure, le tempo se précipite, cédant à une certaine forme d’ivresse, d’euphorie, avec élégance et brio.
Éditions
© 1918-1979 by Schirmer
Remarques
Cortège est la troisième des trois pièces éditées sous le titre Trois morceaux pour piano. Elle est disponible aussi dans une version pour violon et piano, dans un diptyque intitulé Deux morceaux pour violon et piano : I. Nocturne – II. Cortège. Nadia Boulanger en a réalisé une transcription pour orgue qu’elle crée le 9 janvier 1925 à Philadelphie, mais qui n’a pas été à ce jour retrouvée.