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Hymne au soleil
| Compositrice | Lili Boulanger |
| Effectif | Choeur et piano |
| Texte | Casimir Delavigne |
| Date | 1912 |
| Création | Le 13 janvier 1913 par la Société chorale d’amateurs sous la direction de Jules Grisset, Mlle Hook (contralto solo) et Lili Boulanger (piano) à la salle Érard à Paris |
| Durée | 3min |
| Dédicataire | Comte H. de San Martino et Valperga |
Commentaire
De ce poème d’un romantisme exalté qui puise ses sources dans l’antiquité, Lili Boulanger a mis en valeur tout d’abord « bénissons la puissance », « célébrons son retour », « il se lève, il s’élance » et « un hymne d’amour », le chœur en homophonie d’accords parfaits projetant vers l’aigu ces paroles avec une sonorité triomphante. Le chœur est soutenu par un piano massif en noires répétées, conçu comme l’esquisse d’une composition orchestrale à la sonorité magistrale. Ensuite, dans un tempo plus lent, on devine le retentissement des cuivres, comme un écho des anciennes fêtes panthéistes. La fin de la première strophe, « Sept coursiers… », fait l’objet d’une écriture en imitation, le piano introduisant de manière évocatrice une figure robuste en rythme pointé, imitant le galop irrépressible des chevaux, qui propulse le chœur vers une nouvelle culmination très éclatante. Changement de caractère pour la seconde strophe, qui favorise par ses images bucoliques une écriture plus fluide, plus chantante, avec ces irisations arpégées qu’affectionne Lili Boulanger, les voix s’effaçant peu à peu. La reprise de la première strophe fait l’objet d’un renouvellement harmonique et s’achève avec force, au terme d’un crescendo vigoureux. Malgré le carcan académique, Lili Boulanger s’affirme par la vigueur de ses enchaînements harmoniques et déploie une belle énergie, peu perceptible dans ses compositions antérieures, qui annonce celle des Psaumes.
Éditions
© 1918, 1981 by Schirmer
Remarques
La partie de piano, souvent disposée sur trois portées, est proche d’une réduction pour clavier d’une partition d’orchestre. Cependant, de celle-ci, il n’existe qu’une esquisse de la main de Lili Boulanger. Cette orchestration a été achevée en 2004 par le compositeur allemand Olivier Korte.